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Blazing Sun

solo show

En raison du confinement, la galerie sera ouverte uniquement sur RV

20.03.2021 - 22.05.2021
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Blazing Sun
vue d(installation

Blazing Sun
vue d'installation

Blazing Sun
vue d'installation

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Blazing Sun, 2021
huile sur toile
230x195 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Cosmic studio, 2021
huile sur toile
195x130 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
The painter's bucket, 2021
huile sur toile
160x130 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Inhabited for a Survey, 2021
huile sur toile
41x33 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Soleil Noir, 2021
huile sur toile
27x35 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
The Landscape Room, 2021
huile sur toile
35x27 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Cosmic Studio 2, 2021
huile sur toile
35x27 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Schulz Office, 2021
huile sur toile
22x26 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
When the Moon is Red, 2021
huile sur toile
46x37 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Sun Box, 2021
huile sur toile
33x24 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
I loved you, 2021
huile sur toile
90x90 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Ignota Terra, 2021
huile sur toile
35x27 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Deepsleep, 2021
huile sur toile
40x33 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
By fire, 2020
huile sur toile
24x19 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Blazing Sun 2, 2021
huile sur toile
45x32 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Viridis Sol, 2021
huile sur toile
35x27 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Le Seau du Peintre, 2021
huile sur toile
33x24 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Chief mountain, 2021
huile dur toile
40x33 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Rekawiczka Ojca, 2021
terre cuite, email, brique
23x14x12 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Cibarius, 2021
terre cuite, email, plâtre
22x19x12 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Sun and Bone, 2021
terre cuite émaillée
23x22x12 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Auricula Judae, 2021
terre cuite, email
12x9x3 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Ciel Noir, 2021
terre cuite, émail
15x16x3 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Little Piece of Light, 2021
terre cuite émaillée
15x3 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Sanctus, 2021
terre cuite émaillée
14x12 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Reverse the Sun, 2021
terre cuite, émail peinture à l'huile, brique
28x12x9 cm
Pièce unique, disponible

Karine Hoffman
Karine Hoffman
Intra Spiritus, 2021
terrecuite émaillée
23x20x3 cm
Pièce unique, disponible

Communiqué

En raison du confinement, la galerie est ouverte uniquement sur RV.
Contact: +33(0)6 33 62 94 07 - mail : hlacharmoise@yahoo.fr


Pour sa deuxième exposition personnelle à la Galerie Dix9, Karine Hoffman présente ses dernières toiles mais aussi ses nouvelles expérimentations de sculpture en terre cuite émaillée. Et voici l'analyse qu'en fait Elora Weill-Engerer, critique d art:
" Elle détruit un ordre imaginaire, renverse les objets ; les regarde à l’envers",
Marguerite Duras, Hiroshima mon amour.

Tout véritable créateur est bègue. N’y a-t-il pas en effet un plaisir dans l’acte pictural de recommencer, de s’approcher de son sujet sans jamais le saisir ? « Il faut imaginer Sisyphe heureux », selon Albert Camus. Cette forme de jouissance à ne pas y arriver, ce sentiment extatique à impar-faire, sous-tend la pratique picturale de Karine Hoffman. De sorte que, implicitement, chez elle, l'œuvre se fait, en partie, en aveugle… Ce qui est un thème éminemment romantique : fermer l'œil physique pour ouvrir l'œil sensible. Puiser dès lors dans les tréfonds de la conscience une panoplie visuelle que la création va hisser à la surface. Aussi s’agit-il d’une peinture épiphanique qui n’offre rien à lire, ni même, quelque part, rien à voir : elle se sent, se touche presque, dans une invitation à un rapport haptique et fusionnel à sa matière. Grattée à la hampe, lissée au couteau, frottée, accidentée, elle retranscrit un panel de phénomènes (mou ou dur, construit ou vaporeux…) qui embrassent le regard comme un spectacle ensorcelant. Peinture héraclitéenne, inépuisable donc, qui s’échappe à elle-même. 


Inquiétante atmosphère que celle des peintures de Karine Hoffman, faite d’incendies nuiteux et de décors de forêts éclairés aux fanaux. Clair-obscurs embrasés de faux soleils et de feux grégeois, ils ne s’appréhendent qu’à travers l’écran du sfumato. L’accès est voilé, l’image hermétique. C’est une peinture de l’absence, qui approche les souvenirs de souvenirs sans s’embarrasser d’aucune logique. À noter par exemple la cohabitation d’ombres contraires et de soleils multiples au sein d’un schéma polyfocal. Autrement dit, est à l’œuvre une entreprise de subversion d’un espace construit et composé dans lequel vient s’immiscer un élément perturbateur. Antichambres méphitiques, lieux post-trauma qui crépitent encore après la tempête, ces lieux dépeuplés donnent vie à la peinture sans le détour du sujet. Plus la peinture est « vide » de tout sujet, plus elle opère cette médiation de l’expérience quasi mystique. Le vide est en effet le lieu où le pré-visible communique avec l’in-visible, où l’opacification du medium pictural est un moyen plastique d’évocation d’un espace infini qui continue au-delà de la toile, gardant le récit ouvert. D’une manière similaire, les teintes chimiques de Karine Hoffman sont moins des couleurs que des éléments dynamiques qui sortent du tableau : jaune-lumière, vert-fluide, gris-terre, orange-héliotrope insufflent son mouvement à cette peinture écliptique. Dynamisme que l’on rencontre à nouveau dans les céramiques, fragments solides extirpés de la peinture dont elles sont les scories. Ces travaux en volume se situent très clairement dans la directe continuité des œuvres en deux dimensions : les uns, comme les autres, sont conçus pour être mis en regard et se répondent, formant une boucle. Conjointement au lexique plastique, s’identifie une même confrontation des matières : le mat et le brillant, le brut et l’émaillé, le cuit et le cru cohabitent dans ces céramiques assemblées avec des rebuts glanés dans le réel (briques, troncs de bois, chutes de chantier…). Objets en gestation, objets témoins de leur ruine, ils accusent une pensée en chemin dans un non finito qui tord le réel. 


Lit, gant, seau, boîte, champignon, mur, planche : les quelques banals objets figurés dans l’ensemble de l'œuvre sont paradoxalement abstraits de leur rôle d’une façon générique, dérogeant à leur usage pour devenir les symptômes d’une équation insoluble. Au sein du chaos, la présence évidente de ces objets ne peut échapper au regard comme nul être n’échappe à soi-même. « Ce qui apparaît dans la honte, c’est donc précisément le fait d’être rivé à soi-même, l’impossibilité radicale de se fuir pour se cacher à soi-même, la présence irrémissible du moi à soi-même. La nudité est honteuse quand elle est la patence de notre être, de son intimité dernière » écrit Emmanuel Levinas dans De l’évasion, 1982. Qu’il est étrange et humain le dépouillement de ces objets isolés qui semblent assister à l’évènement. Ceux-ci mettent à eux-seuls à l’index le clivage strict entre abstraction et figuration. L’impulsion est mue dans l’espace interstitiel entre ces deux pôles. Ce qui se passe traditionnellement au second plan de la peinture est dès lors ici le terrain d’exploration de l’artiste, sa traversée initiatique dans ce monde en train de se faire. "


Per espera ad astra.
Par des sentiers ardus jusqu’aux étoiles