Artiste franco-polonaise, diplomée des Beaux Arts de Paris, Karine Hoffman a résidé deux ans à la Casa Velazquez à Madrid. En France, son œuvre occupe une place peu commune, dans la lignée des peintres allemands du XXe siècle, de l’école de Cluj et des « Désastres de la Guerre » de Goya, avec de subtiles références à la littérature des pays de l’Est et au cinéma fantastique. L'artiste libère ainsi la peinture de l’opposition classique/moderne en envisageant les liens immémoriaux d’un questionnement sur l’individu. 

Depuis 2017 elle prend une part active au projet curatorial Hotel Europa en collaboration avec le curateur Théo-Mario Coppola.. Le dernier opus a eu lieu à Tbilisi, Georgie en mai 2019.

"Karine Hoffman nourrit son euvre de traces de mémoire fantôme. Ses peintures sont construites telles des équations impossibles faisant référence à des lieux ou des vies oubliés, de Lodz à Vilnius. L'artiste définit sa peinture comme un filtre qui révèle ce qui est tombé dans l’oubli, un endroit étranger à elle-même où surgissent des fragments narratifs et des obsessions personnelles…la peinture comme monde et comme lieu d’une quête perpétuelle où l’action est relayée à la marge, faisant place à la fantasmagorie et au jeu".

extrait d'un texte de Théo-Mario Coppola